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* Que savoir sur l’asthme infantile ?

La définition de l’asthme comprend les éléments suivants :
- crises dyspnéiques sifflantes : c’est à dire une difficulté à respirer, allant jusqu’à une forte oppression thoracique provoquée par une contraction des bronches ;
- d’apparition souvent spontanée : mais des causes déclenchentes peuvent être identifiées ;
- souvent nocturne : ce point est important;
- une obstruction bronchique réversible spontanément ou sous l’effet d’un traitement;
- des manifestations allergiques cliniques (urticaire, eczéma), ou biologiques (éosinophilie) ;
- une hyper-réactivité bronchique vis à vis des allergènes ou d’autres substances : rôle possible des polluants atmosphériques.

On sait aujourd’hui que l’asthme est une maladie inflammatoire chronique et que traiter les épisodes aigus est certes essentiel mais n’est pas suffisant. Il faut soigner aussi l’inflammation des bronches.

L’asthme est une maladie pulmonaire, parfois invalidante et dans certaines de ses formes, parfois mortelles. Un jeune asthmatique doit donc être soigné et suivi médicalement de manière très sérieuse.

Les asthmatiques (environ 3 millions) représentent 6 à 7% de la population adulte et environ 10% des enfants de moins de 15 ans.

Chez l’enfant, la cause principale d’asthme est de nature allergique (pollens, acariens). L’asthme d’effort est fréquent chez le jeune, survenant 5 à 10 minutes après le début d’un exercice ou juste après celui-ci.
Un reflux gastro-oesophagien peut induire un asthme.
Enfin, chez le jeune enfant, une toux chronique, surtout si elle survient souvent la nuit ou tôt le matin, peut représenter un " équivalent d’asthme ". Pensez à signaler ce fait à votre médecin.

* Les questions clés du diagnostic :

- A quelle occasion est survenue la crise ?
- L’exposition au froid déclenche-t-elle une toux ou une difficulté à respirer ?
- Comment s’est-elle déroulée ?
- Combien de temps a-t-elle durée ?
- Comment a-t-elle cessée ?
- Existe-t-il des antécédents familiaux d’asthme allergique, de pollinose, d’eczéma (notamment du nourrisson) ?
Le sujet est-il atteint de rhinite allergique (20 à 40% des patients présentant une rhinite allergique sont atteints de manifestations asthmatiques) ou de sinusites aiguës ou chroniques ?

* Les grands principes du traitement :

Le traitement de l’asthme présente deux parties bien distinctes :
- supprimer (voire prévenir ou seulement diminuer) le spasme des bronches (la bronchoconstriction), qui empêche le patient de respirer normalement,
- et lutter contre l’inflammation permanente des bronches qui fait le lit des crises.
 
Les crises sont très efficacement supprimées (voire prévenues) par des broncho-dilatateurs administrés généralement en aérosol. Il s’agit de broncho-dilatateurs agissant très rapidement et pendant peu de temps, dénommés pour ces raisons " d’action brève ".
 
Il existe une deuxième catégorie de broncho-dilatateurs présentés aussi en aérosol qui exercent une action prolongée mais plus progressive : ils ne doivent pas être employés au cours de la crise d’asthme qui doit être stoppée aussi vite que possible.
 
D’autre part, le traitement de l’inflammation apparaît aujourd’hui comme un complément majeur de la bronchodilatation. Les anti-inflammatoires (également appelés corticoïdes) utilisés sont le plus souvent également administrés, très régulièrement, en aérosols. Les anti-inflammatoires en aérosol ne constituent pas un traitement d’urgence de la crise d’asthme.

* Comment améliorer l’efficacité du traitement ?

L’objectif du traitement est de contrôler les symptômes, de maintenir une activité normale, en préservant une fonction pulmonaire aussi proche que possible de la normale, de prévenir les crises, tout en évitant les effets secondaires des médicaments.

Un système de suivi dit " à trois zones " aide les patients :
- à surveiller leur maladie
- à identifier le plus tôt possible une détérioration de leur asthme
- à agir rapidement pour maîtriser les symptômes.

* Parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

Important : un asthme peut toujours subitement s’aggraver chez n’importe quel malade, même parfaitement " équilibré " jusque là.
Il faut donc être très vigilant devant des signes d’alerte et agir rapidement (prévenir le médecin, voire appelez le SAMU car l’état du malade peut parfois empirer très vite) en pareils cas :
- crises de plus en plus fréquentes . crises de plus en plus intenses
- difficulté permanente à respirer . augmentation du besoin en broncho-dilatateur d’action brève
- diminution de l’activité des médicaments.

* Surveiller son " débit expiratoire de pointe "

- Si le traitement ne donne pas rapidement satisfaction, ou bien encore si l’asthme évolue, il peut être utile d’avoir recours à la mesure répétée , souvent par le patient lui-même quand c’est possible, du débit expiratoire de pointe.
-
C’est un dispositif très facile d’emploi qui permet de mesurer le volume d’air expiré en un temps très court par le patient. C’est un peu l’équivalent de l’auto-surveillance de la glycémie pour le diabétique.
- Cette " capacité expiratoire ", qui reflète notamment l’état de contraction des bronches, s’exprime par un chiffre objectif. Les mesures faites plusieurs fois par jour sont notées sur un carnet de suivi de la maladie qui peut être très précieux pour le médecin.

* Attention aux symptômes avant coureurs !

Dans de nombreux cas, la crise d’asthme est précédée de signes intéressants à reconnaître car si l’aérosol de broncho-dilatateur est administré juste au début il peut arrêter net la crise en train d’apparaître .
Parmi ceux-ci, citons : - éternuements répétés - besoin impérieux de se moucher - sensation de démangeaisons dans la gorge - toux sèche - difficulté progressive à expirer . respiration " sifflante ".

* Et si le traitement n’est pas efficace ?

En cas de mauvais résultats, il faut se poser les questions suivantes :
- s’agit-il bien d’un asthme ? le patient sait-il correctement utiliser ses aérosols-doseurs ?
- a-t-il bien compris son traitement ? l’environnement du patient est-il bien contrôlé ? (éviction des facteurs déclenchant identifiés)
- penser au rôle des médicaments associés posant un problème de contrôle de l’asthme (ex : aspirine, certains anti-inflammatoires utilisés par exemple pour des accidents aux articulations, bêta-bloquants…).
Important : l’adolescent se soumet difficilement aux consignes préventives et thérapeutiques qui lui sont données. Souvent, il n’estime pas correctement la gravité de son état, il faut donc bien insister auprès de lui sur le bien fondé de la prescription et des conseils qui font partie du traitement.
Au prix de peu de contraintes, l’enfant aura une vie et un développement normal.

* Quelques idées fausses…ou vraies.

- L’asthme contre-indique généralement le sport : faux 
(certains champions olympiques sont asthmatiques ; quelques sports sont néanmoins formellement déconseillés, comme la plongée sous-marine).
- Il existe des asthmes provoqués par l’aspirine : vrai
- Un infection respiratoire est parfois responsable de crises asthmatiques : vrai
- Toute difficulté brusque à respirer est une crise d’asthme : faux 
(il peut s’agir, par exemple, d’un corps étranger ou d’un trouble de la déglutition).

* Contacts utiles :

- Association Asthme Tél : 01 47 55 03 56 - asthme@easynet.fr
- Association asthme et souffle Loire Tel : 04 77 74 38 47