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Vous êtes ici : Accueil > Nos conseils > Diabète insulino-dépendant

* Que savoir sur le diabète insulino-dépendant ?

- Le diabète insulino-dépendant (DID) résulte d’une disparition progressive et irréversible de certaines cellules pancréatiques spécialisées dans la synthèse de l’insuline, hormone essentielle au maintien d’un taux normal de sucre dans le sang (glycémie).
- Le DID survient entre 5 et 40 ans, mais, dans 1 cas sur 2 avant l’âge de 20 ans.
- A l’inverse du diabète non insulino-dépendant, on observe un amaigrissement du patient.
- Il existe à un certain degré une prédisposition génétique.

Les signes précurseurs d’un DID sont typiquement :
- une soif intense et un volume urinaire très augmenté (de l’ordre de 3 à 4 l/j),
- un amaigrissement (avec asthénie, c’est à dire une impression de grande fatigue) parfois accompagné d’une consommation alimentaire paradoxalement augmentée.

Important : la glycémie est toujours au-dessus de la normale, souvent supérieure à 2 g/l.

* Les complications imposent une vigilance constante.

Il faut bien faire la différence entre les complications aiguës, évidentes et volontiers impressionnantes, mais relativement faciles à maîtriser et les complications à long terme qui se développent sournoisement et qui, une fois apparues, sont souvent difficiles à traiter.

Les complications aiguës sont représentées par l’acidocétose et l’hypoglycémie :
- l’acidocétose (odeur d’acétone de l’haleine, soif, asthénie, volume urinaire augmenté, douleurs abdominales parfois intenses, nausées, vomissements) peut d’ailleurs révéler un DID méconnu ou survenir chez un diabétique traité en cas d’interruption brutale de l’insulinothérapie,
- l’hypoglycémie (confusion, convulsions, tremblements, palpitations, tachycardie c’est à dire accélération des battements du cœur-, sensation impérieuse de faim) résulte d’un excès d’insuline par rapport à l’alimentation et ou à l’activité physique.

Les complications à long terme résultent essentiellement d’une hyperglycémie mal maîtrisée dans le temps. Elles sont surtout des conséquences d’altérations de vaisseaux sanguins (au niveau de la rétine : rétinopathie, avec risque de cécité – des artères du cœur :angine de poitrine – des artères des membres : artérite - des reins : néphropathie – des nerfs : neuropathie, comme la polynévrite).

* Les grands principes du traitement :

- Le but poursuivi est d’obtenir des glycémies aussi normales que possible, tout en conservant au diabétique un confort de vie le meilleur possible.
- Le médicament de base est représenté par l’insuline dont il existe plusieurs types classés en fonction de leur durée d’action. Une adaptation journalière des doses est nécessaire.
- Les " objectifs glycémiques " sont fonction de l’âge, du patient, de ses possibilités d’éducation et de l’existence d’éventuelles complications (et aussi de leur nature).

Traiter seulement le diabète est insuffisant, il faut parallèlement diagnostiquer et traiter les complications chroniques de l’adulte.

Les mesures diététiques sont absolument indispensables.

* Conseils pour améliorer l’efficacité de votre traitement.

Le régime doit comporter 35 à 55% d’hydrates de carbone, en privilégiant les aliments renfermant des " sucres lents " (pâtes, riz, légumes secs) aux principaux repas. Les sucres dits rapides ne doivent pas être consommés en dehors des repas. Le régime doit également inclure environ 15% de protides et 30 à 35% de lipides, dont la moitié en mono-insaturés (huiles d’olive, d’arachide, de colza) et l’autre moitié en saturés (beurre, crème, lait non écrémé) et poly-insaturés (huiles de maïs, de pépin de raisin et de tournesol).

L’auto surveillance de la glycémie, réalisée à partir d’une goutte de sang recueillie au bout d’un doigt, est absolument essentielle afin d’adapter plusieurs fois par jour (3 à 4) les doses d’insuline nécessaires.

Important : Il faut apprendre à reconnaître les symptômes précurseurs de l’hypoglycémie et à mettre en œuvre immédiatement les moyens d’y faire face.

L’exercice physique doit être adapté à chaque patient.

* Dans quels cas demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien ?

Portez toujours sur vous un document faisant état de votre maladie diabétique, et si possible une copie d’ordonnance mentionnant les médicaments administrés.
N’associez aucun autre médicament que celui ou ceux qui vous ont été prescrits sans consulter votre médecin ou demander conseil à votre pharmacien.
En cas de malaise inhabituel, d’infection quelle qu’en soit sa localisation, de survenue d’une grossesse, d’hypertension et d’une manière générale de troubles récents, consulter sans attendre votre médecin.

* L’éducation du diabétique est essentielle.

L’éducation est la base du traitement.  Elle est capitale car le patient doit apprendre à gérer lui-même son diabète.

L’éducation a pour buts d’apprendre au diabétique : la pratique de l’insulinothérapie, l’auto surveillance, l’adaptation des doses d’insuline en fonction des activités physiques, des maladies, des voyages et les règles hygiéno-diététiques.

* A chaque diabétique son régime…

S’il existe quelques grands principes généraux concernant le régime du diabétique, celui-ci en pratique est adapté à chaque malade.
 
Une enquête individuelle permet d’adapter le régime : au sexe à l’âge à l’activité physique aux coutumes et au nombre d’injections
quotidiennes d’insuline.

* Ayez vos pieds " à l’œil " !

Une excellente hygiène de la peau en général et des pieds en particulier est absolument nécessaire, car le diabétique est sujet aux infections cutanées qui ont chez lui une forte propension à prendre de grandes et graves proportions, et tout spécialement en cas d’ulcérations aux niveaux des pieds.
Le pied devra donc être l’objet d’une grande attention :
- les chaussures doivent être parfaitement adaptées et ne pas blesser,
- toute infection, notamment une mycose, doit être activement traitée (surtout ne jamais négliger une infection qui pourraient être très banale chez un non diabétique),
- confier de préférence ses ongles (notamment incarnés !) et ses cors à un(e) pédicure.

Important : l’altération du fonctionnement des nerfs, fréquente après un certain nombre d’années d’évolution du diabète, favorise le développement des ulcérations plantaires car le diabétique a ainsi une mauvaise perception des traumatismes courants (chaussures mal adaptées, cailloux etc.)

* Quelques idées fausses… ou vraies.

- L’auto surveillance glycémique ne nécessite qu’un prélèvement par jour : faux
- Le régime comprend habituellement 5 repas par jour : vrai
- On peut alterner plusieurs types d’insuline au cours de la journée : vrai
- Le patient doit apprendre à gérer lui-même son diabète : vrai

* Contacts utiles :

- Association française des diabétiques : 01 40 09 24 25
- Diabète solidarité recherche : 05 45 83 94 80
- Ligue des diabétiques de France : 05 59 80 29 52
- Maison du diabète : 03 20 72 32 82