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Vous êtes ici : Accueil > Nos conseils > Epilepsie

* Que savoir sur l’épilepsie ?

La crise épileptique est le résultat d’une altération momentanée du fonctionnement cérébral.La nature et l’importance des symptômes dépendent de la zone du cerveau intéressé ainsi que de son mode de propagation, selon que la perturbation demeure limitée ou s’étende à une proportion variable du cerveau.

Schématiquement, on distingue :
- Les crises généralisées, les plus typiques (chute, convulsions, confusion, morsure de la langue etc.), qui s’accompagnent parfois mais pas obligatoirement d’une perte de conscience et pour lesquelles on n’identifie pas de localisation cérébrale initiale.
- Les crises partielles, pour lesquelles les caractéristiques de la crise permettent d’identifier une zone d’activation initiale au niveau du cerveau.
Dans de type de crises, on peut observer, la survenue brusque d’atteintes d’un groupe de muscles très localisé (mastication, mâchonnements, déglutition, claquement de langue etc.), du déclenchement d’automatismes très variables (manipulation d’objets, se gratter, remanier ses vêtements, remuer les mains, marcher etc.), de troubles de perception (au niveau des sens) …

* De nombreuses causes possibles :

Les causes possibles de crises épileptiques sont très nombreuses ; certaines ne se reproduiront pas par nature : c’est le cas des agressions cérébrales aiguës (infection, méningite, traumatisme, intoxication etc.).
L’épilepsie est liée à la notion de répétition des crises : une crise isolée ne constitue donc pas une maladie épileptique.

Si l’origine de certains cas demeure encore inexpliquée (20 à 40% actuellement), dans beaucoup d’autres, par contre, une cause initiale peut être retrouvée, accessible éventuellement à un traitement définitivement curatif. Parmi les causes possibles :

  • un traumatisme crânien (environ 5% des épilepsies de l’adulte – l’évolution est le plus souvent spontanément favorable sur quelques années),
  • un accident vasculaire (hémorragie ou obturation d’un vaisseau, malformations : anévrisme, angiome),
  • une tumeur (souvent bénigne),
  • une intoxication alcoolique (la crise peut survenir soit pendant l’ivresse, soit au contraire au cours de la chute de l’alcoolémie lors du sevrage),
  • des séquelles de méningite,
  • une infection par le VIH (agent du Sida),
  • une maladie neurologique (sclérose en plaques, démence…)

* Les grands principes du traitement :

Traiter une épilepsie, c’est d’abord essayer de supprimer les crises, ou tout au moins de les espacer le plus possible et donc d’en limiter le handicap. Et à chaque fois que possible de supprimer la cause si cela est envisageable : ablation d’une lésion responsable, suppression des facteurs favorisants ou déclenchant des crises, comme l’alcool par exemple.

Lorsque leur origine a été identifiée, certains types d’épilepsie peuvent être définitivement guéris par un traitement adapté. Certaines formes guérissent même spontanément.

Dans tous les cas, un traitement par médicament ne sera débuté que si le diagnostic est certain.
En général, le médecin prescrit d’abord un seul médicament, éventuellement complété plus tard par un ou plusieurs autres en fonction des résultats obtenus.
Point important : en cas de disparition des crises pendant plusieurs années à la suite d’un traitement par les médicaments, il est parfois envisageable d’arrêter celui-ci .

* Conseils pour améliorer l’efficacité de votre traitement :

Les consultations médicales doivent être fréquentes au début, afin de vérifier l’efficacité du traitement et procéder rapidement aux éventuelles modifications qui pourraient être nécessaires; par la suite, leur fréquence dépend des résultats à plus long terme du traitement.
Il est parfois utile de pratiquer un dosage dans le sang des médicaments antiépileptiques (taux plasmatique), afin d’optimiser la dose de ceux-ci.
Une vie régulière est conseillée, ménageant notamment un temps de sommeil quotidien régulièrement suffisant.

* Dans quels cas demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien ?

D’une manière générale, n’associez pas de nouveaux médicaments aux antiépileptiques sans consulter votre médecin ou demander conseil à votre pharmacien.
Une répétition rapprochée de crises impose de consulter rapidement votre médecin. Faites appel également rapidement à celui-ci en cas de survenue d’effets secondaires, notamment en ce qui concerne la vigilance (attention à la fatigue, l’asthénie).
La pratique d’un sport est possible en accord avec votre médecin.
Une consultation médicale s’impose dans le cadre du choix d’un type de contraception.

* Existe-t-il des différences entre l’enfant et l’adulte ?

Oui. Les types d’épilepsie peuvent être très différents, bien que les médicaments utilisés soient souvent les mêmes qu’en ce qui concerne l’adulte, en privilégiant le plus possible les produits ne gênant pas la scolarité. Plusieurs types d’épilepsie survenant chez les jeunes enfants sont bénins et disparaissent même à la puberté.

* A quoi sert l’électroencéphalogramme ?

L’électroencéphalogramme (en abrégé : EEG) est l’examen indispensable et le seul pouvant apporter des éléments essentiels au diagnostic.
S’il est très rare de pouvoir enregistrer une crise, celle-ci survenant de manière aléatoire, l’EEG peut néanmoins souvent montrer des " anomalies " du fonctionnement de certaines zones du cerveau existant entre les crises.
Attention : un EEG normal n’élimine pas le diagnostic et cet examen n’a pas de valeur pris isolément. En effet, il n’y a pas d’épilepsie sans crise.

* Peut-on arrêter le traitement ?

Deux conditions sont indispensables pour l’envisager : L’accord du patient La disparition des crises depuis un temps suffisant (souvent plusieurs années)
Quelles que soient les précautions prises, on ne peut jamais être absolument certain de la disparition définitive de l’épilepsie.
Il faut donc considérer l’arrêt thérapeutique comme un essais ; la suppression du traitement ne sera par ailleurs jamais brusque, mais au contraire lentement progressive.

* Quelques idées fausses… ou vraies.

- Lorsqu’on a fait une crise épileptique, on est épileptique pour la vie : faux
- Epilepsie est synonyme de perte de conscience : faux
- Les médicaments pour l’épilepsie sont toujours sédatifs : faux
- On peut pratiquer un sport en étant épileptique : vrai

* Contacts utiles :

- Association pour la recherche, pour l'éducation et l'insertion des jeunes épileptiques: 01 30 80 41 29 – assoc.wanadoo.fr/arpeije/
- Bureau français de l'épilepsie: 01 53 80 66 64 – 
www.med.univ-rennes1.fr/bfe/bfe.htm
- Ligue française contre l'épilepsie: 04 93 81 93 77
- Agir, informer, sensibiliser le public pour améliorer la connaissance des épilepsies: 03 20 57 19 41 –  www.fraternet.org/aispace/index.htm