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INFO SANTE

 

 

Quel régime choisir ?

 

 

 

 

Qui n’a jamais fait de régime ? Qu’il s’agisse de perdre du poids, de ne pas trop en prendre à l’occasion d’une grossesse ou encore de faire baisser son taux de cholestérol, il existe en fait mille et un régimes… dont aucun ne peut se résumer à des réponses toutes faites ou à des réponses miracles. Consulter un médecin ou diététicien est souvent utile, pour ne pas faire trop d’erreurs. Le meilleur régime est celui qui est adapté non seulement aux problèmes d’une personne, mais aussi à ses goûts. Car il ne doit pas être vécu comme une somme d’interdits, mais plutôt comme de nouvelles orientations alimentaires. Continuer à prendre du plaisir au cours des repas est une condition essentielle au suivi et donc au succès d’un régime quel qu’il soit.

* Maigrir, pour qui, pourquoi ?

Se sentir mieux dans son corps, prévenir ou ralentir l’évolution d’un certain nombre de maladies, telles sont les principales motivations d’un régime pour perdre du poids. Un excès de poids, voire une obésité, peuvent être en effet à l’origine de multiples problèmes de santé : diabète ; excès de cholestérol, de triglycérides ou d’acide urique ; maladies cardio-vasculaires ; arthrose, troubles digestifs ; cancers ; difficultés respiratoires… Sans oublier les complications psychiques et sociales te type anxiété, syndrome dépressif, discrimination ou encore isolement. Reste à savoir combien de kilos perdre, en fonction de son poids et de sa taille :

Poids idéal, surpoids et obésité selon la taille :

 

 

 

Taille en m

1,50

1,55

1,60

1,65

1,70

1,75

1,80

1,85

 

 

Poids idéal (en kg)

42

à 56

44

à 60

47

à 64

50

à 68

53

à 72

57

à 77

60

à 81

63

à 86

 

 

Surpoids débute à

(en kg)

 

56

 

60

 

64

 

68

 

72

 

77

 

81

 

86

 

 

Obésité débute à

(en kg)

 

67,5

 

72

 

77

 

82

 

87

 

92

 

97

 

103

 

 

 

* Les bienfaits des régimes sur certaines maladies.

Diabète. Le diabète no insulino-dépendant est souvent associé à un excès de poids. Et pour cause. Les personnes un peu fortes deviennent résistantes à l’insuline (l’hormone qui fait diminuer le taux de sucre dans le sang en favorisant son utilisation par les cellules), et cette résistance favorise à son tour la prise de poids. Casser ce cercle vicieux en maigrissant est donc souvent le premier traitement. Le régime antidiabétique s’apprend avec un professionnel. Son principe ? Supprimer le plus possible de sucres à fort pouvoir glycémique (biscuits, confitures, boissons sucrées…) ; privilégier les lipides (graisses) insaturés – type huile d’olive ou de colza - ; et augmenter la ration de fruits et légumes. Une activité physique régulière, qui diminue la résistance à l’insuline et combat l’excès de poids, est également indispensable et très rentable.

Excès de cholestérol. L’excès de cholestérol est, avec l’HTA, le tabagisme et le diabète, un facteur de risque majeur de maladies cardio-vasculaires : angine de poitrine, infarctus, attaque cérébrale… Aliments à éviter ou à manger en quantité limitée : le beurre et les aliments riches en beurre (gâteaux…) ; les laitages et fromages « gras » ; les viandes grasses et charcuteries ; les œufs (2 par semaine) ; et l’alcool. Aliments à privilégier : le poisson ; les volailles et le jambon maigres, les lipides d’origine végétale ; les fibres, les fruits et légumes ; les féculents ; les produits laitiers écrémés ou demi-écrémés.

Excès de triglycérides. L’excès de triglycérides est néfaste pour les artères. Cette anomalie es souvent associée à un diabète ou à un abus d’alcool. La suppression de l’alcool est donc le premier réflexe, avec la réduction des sucres à fort pouvoir glycémique (confiseries, boissons sucrées…). Les féculents et légumes secs restent conseillés.

Hypertension artérielle. 7 millions de Français sont hypertendus, dont un quart s’ignore, et un tiers est mal suivi. Pourtant, les études montrent qu’une baisse modérée de la tension (un demi-point) suffit à diminuer notablement les risques de complications cardio-vasculaires ! Diminuer sa consommation de sel, augmenter celle de calcium, de potassium et de magnésium peut suffire à obtenir ce résultat. Le calcium se trouve dans les produits laitiers, les fruits et légumes et certaines eaux minérales. Les principales sources de magnésium sont le chocolat, les fruits et légumes secs (riches aussi en potassium), les céréales, le soja et certaines eaux minérales. Quant aux aliments les plus salés, il s’agit des charcuteries, des fromages, des produits fumés, des plats préparés industriellement, de l’eau de Vichy et, à moindre degré, du pain et des conserves.

* Les substituts de repas.

En vente libre dans les pharmacies, sous forme de sachets, biscuits, mousses aux parfums divers, sucrés ou salés… Les substituts de repas sont composés essentiellement de protéines de lait, d soja et d’œufs. Il est recommandé de les alterner avec de vrais repas plutôt que de les consommer seuls. Cette alternance permet de diminuer les risques de crises de boulimie et les sensations d’angoisse pendant le régime, et de faciliter la stabilisation du poids. De plus, ne se nourrir que de substituts n’aiderait pas à prendre de bonnes habitudes alimentaires et culinaires. En fait, la meilleure option est d’utiliser ces produits pour remplacer les repas ou les collations qu’on a pas envie ou pas le temps de préparer, mais pas plus d’une fois par jour, et de s’aider des conseils du pharmacien.

* Les médicaments et la chirurgie.

Ils ne sont envisagés que lorsqu’un régime amaigrissant bien conduit reste insuffisant. Les quelques médicaments actuellement disponibles ne sont délivrés que sur ordonnance et leur efficacité est limitée : perte de poids d’environ 10 % en moyenne après 6 à 12 mois de traitement. Quant à la chirurgie, très complexe, elle ne s’adresse qu’à des cas extrêmes.

* Comment surveiller son poids selon les périodes de la vie.

Adolescence. C’est une période où les besoins énergétiques sont importants, pour faire face à l’activité physique mais aussi à la croissance. S’il faut veiller à ne pas abuser de certains sucres (confiseries, sodas, confiture…), il est souhaitable de ne pas évincer les glucides dits à faible indice glycémique (c’est-à-dire qui augmentent peu le taux de glucose dans le sang). On les retrouve notamment dans les fruits, légumes, céréales, pains et féculents.

Par ailleurs, la puberté augmente les besoins en calcium. Une ration quotidienne contenant 3 produits laitiers est donc recommandée.

Grossesse. Manger suffisamment pour que l’enfant grandisse bien, ne pas trop prendre de poids pour éviter les complications de la grossesse et de l’accouchement (diabète, hypertension, prématurité de l’enfant, poids de naissance trop élevé…). Telle est l’équation que doit résoudre la femme enceinte, et ce dès le début de la grossesse. Par ailleurs, des études récentes montrent qu’à l’âge adulte, les maladies cardio-vasculaires sont moins fréquentes chez ceux dont la mère a reçu pendant la grossesse un apport optimal en vitamines et sels minéraux. Raison de plus pour soigner son alimentation pendant ces 9 mois décisifs ! En moyenne, la prise de poids au cours d’une grossesse est de 10-12 kg pour une femme de poids normal, mais une femme obèse devra la limiter à 7 kg. Inversement, une femme maigre pourra prendre 13 kg, car elle les reperdra intégralement après l’accouchement. Une alimentation équilibrée et variée, riche en produits laitiers, fruits et légumes, est toujours recommandée. Les conseils d’un professionnel sont très utiles, surtout chez les femmes présentant un surpoids avant la grossesse ou une maladie chronique.

Ménopause. Diminution de l’activité physique, augmentation d’appétit d’origine hormonale (baisse des oestrogènes), crises alimentaires compulsives en cas de troubles psychiques, la ménopause est une période délicate pour le poids. En moyenne, les femmes ménopausées prennent un demi-kilo par an, mais celles qui ont des antécédents personnels ou familiaux de surpoids ont tendance à en prendre plus. Il faut donc, là encore, trouver le juste équilibre pour lutter contre la prise de poids, sans pour autant créer de carences en vitamines et sels minéraux.

Arrêt du tabac. En moyenne, les femmes grossissent de 4 kg à l’arrêt de la cigarette, les hommes de 3 kg. Cela ne doit pas dissuader du sevrage, mais inciter à quelques conseils. Bouger, boire plus et plus souvent (des boissons non sucrées) et remplacer les grignotages de biscuits pas des produits allégés ou des légumes peuvent permettre de passer ce cap difficile.

 

Source : Info Santé avril 2002 (disponible chez votre pharmacien)

Info Santé est édité par le Groupe Impact Médecin

1, rue Paul Cézanne 75375 Paris Cédex 08

Rédacteur en chef : Didier Laurens