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INFO SANTE

 

 

Les maux de bébé.

 

 

 

 

A la naissance, le bébé n’est pas tout à fait prêt à lutter contre toutes les rigueurs de la vie « à l’extérieur ». Tout au long de sa première année, il sera sujet à de nombreux petits tracas. L’œil attentif des parents permet de les détecter pour les soigner rapidement et efficacement, si nécessaire avec l’aide du médecin.

* De nombreux embarras digestifs.

Diarrhée et constipation. La diarrhée du nourrisson se manifeste par des selles liquides plus abondantes et plus fréquentes qu’habituellement. Elle peut être due à de nombreux facteurs mais, si elle est importante, elle est toujours liée à une maladie, infection ou autre, et nécessite une consultation. D’autant plus qu’elle provoque une déshydratation rapide du bébé, qui peut être dangereuse. Dans ce cas, le médecin pourra prescrire un soluté de réhydratation. La constipation peut survenir lors de diversification alimentaire : les selles sont constituées de petites billes dures et sèches et s’espacent. Il faut veiller à bien faire boire le bébé, notamment avec des jus de fruit (orange, pruneaux…).

Les coliques. Il s’agit de crises douloureuses, qui ont lieu souvent le soir, après la dernière tétée. Le nourrisson se recroqueville, replie ses jambes sur son ventre et pleure longtemps, sans que rien ne puisse l’apaiser. Elles se reproduisent chez le nouveau-né et cessent spontanément vers l’âge de 3 mois. Ils n’existe pas d’explication à ce phénomène qui semble correspondre à une phase de croissance de l’enfant. Le stress environnant semble jouer un rôle et il est donc très important d’être très calme. Un massage circulaire doux sur le ventre peut aider à calmer la douleur et, si les crises sont vraiment importantes, le médecin pourra prescrire un traitement contre les gaz.

Le reflux gastro-oesophagien. Tous les bébés régurgitent et nos grands-mères utilisaient déjà des bavoirs. Certains nourrissons sont cependant parfois atteints de reflux gastro-oesophagien (RGO), qui est dû à l’immaturité d’un sphincter qui évite la remontée des aliments depuis l’estomac vers l’œsophage. Si le premier symptôme est un rejet important et régulier des aliments après la tétée, il faut être attentif aux signes d’inconfort après les repas. Le RGO doit être traité, car il provoque une inflammation de l’œsophage et peut faciliter l’apparition d’infections respiratoires. Il faudra donc fractionner les repas, éviter certains aliments et ne pas coucher le nourrisson immédiatement après la tétée, surtout le soir. Lavez le nez de bébé avant le biberon lui permet également de bien respirer pendant la tétée, qui est ainsi mieux absorbée.

* Rhino-pharyngite/otite :le couple infernal…

La rhino-pharyngite. C’est l’affection la plus fréquente chez le nourrisson. Les plus petits – jusqu’à 6 mois – profitent encore de l’immunité de leur maman, surtout s’ils ont été allaités au sein. Le bébé devra ensuite apprendre lui-même à lutter contre les germes pour construire son propre capital immunité. Pour les enfants gardés en collectivité, qui sont en contact avec de nombreux microbes, cet apprentissage se fait en général rapidement et le premier hiver est parfois difficile. La rhino-pharyngite commence en fait le plus souvent par un simple rhume ou rhinite. Le nez de bébé coule beaucoup, il éternue mais n’a pas de fièvre et ne semble pas trop gêné. La pharyngite apparaît lorsque l’infection atteint la gorge. La grande majorité des rhino-pharyngite sont des infections virales contre lesquelles il n’existe pas de traitement. Pour faciliter la guérison, il est très important de laver le nez du bébé au moins trois fois par jour avec du sérum physiologique ou de l’eau de mer stérile. Il faut également éviter de fumer en sa présence, limiter les contacts avec d’autres enfants et ne pas l’emmener en promenade aux heures de trafic automobile intense. Si la fièvre du nourrisson augmente et que son comportement change, une visite chez le médecin s’impose : la rhino-pharyngite s’est compliquée d’une otite.

L’otite moyenne aiguë. C’est la plus commune chez le nourrisson. L’infection se loge derrière le tympan qui s’enflamme et du pus s’accumule dans la partie moyenne de l’oreille. La douleur peut être très fortes, expliquant des pleurs intenses, des réveils nocturnes fréquents et un manque d’appétit. Une diarrhée accompagne parfois ces symptômes qui doivent éveiller l’attention des parents. Il est important de ne pas laisser « traîner » une otite pour éviter la propagation de l’infection ou une baisse de l’audition. Le médecin prescrira donc un traitement antibiotique sur plusieurs jours. Un anti-inflammatoire peut être ajouté pour lutter contre la douleur. Le lavage du nez est également essentiel, pour assurer une bonne ventilation de toute la zone nez-gorge-oreille et accélérer la guérison. Si l’otite persiste ou que la douleur est vraiment trop importante, il faut percer le tympan, pour permettre au pus de s’écouler et faciliter la guérison : c’est la fameuse paracentèse. Elle est toujours nécessaire chez le tout-petit (moins de 6 mois) pour analyser le pus, déterminer quel germe est présent et traiter avec l’antibiotique le plus efficace. Si les otites reviennent souvent, le médecin pourra poser un yo-yo sur le tympan, pour maintenir une ventilation constante de l’oreille.

L’otite séreuse. C’est l’accumulation de liquide derrière le tympan qui est responsable de l’otite séreuse. On la guérit à l’aide de décongestionnants ou grâce à une petite intervention chirurgicale, en installant un drain minuscule à travers le tympan.

L’otite externe. Elle se caractérise par une inflammation du pavillon de l’oreille ou de la peau qui tapisse le conduit auditif externe.

* La peau sensible de bébé.

Les nourrissons sont sujets à plusieurs types d’affections dermatologiques :

-          Les petits boutons d’acné qui apparaissent sur le visage du bébé après la naissance sont dus au brusque retrait des hormones de la maman : ils disparaissent rapidement ;

-          Les petits vésicules remplies d’un liquide jaune autour de la bouche du nourrisson sont dues à l’impétigo, une infection très contagieuse. Le médecin, doit prescrire un traitement antibiotique ;

-          Le muguet, qui provoque des petites taches blanches dans la bouche, est dû à une levure. C’est une infection bénigne, qu’il faut cependant traiter rapidement pour éviter qu’elle ne se propage dans l’ensemble du tube digestif ;

-          L’eczéma, enfin, est une maladie ou l’hérédité joue un rôle important et apparaît chez le nourrisson dans les 6 premiers mois. Non contagieuse, elle peut être très désagréable car elle provoque de fortes démangeaisons et des lésions inesthétiques. Il faut voir un médecin dès l’apparition de ces petites vésicules rougeâtres, en général d’abord sur les joues.

* La fièvre : principale sonnette d’alarme.

La fièvre est réaction normale de défense de l’organisme.  Elle est un signal d’alerte, de même que la douleur, mais elle joue également un rôle direct dans la lutte contre l’inflammation. Elle a cependant des conséquences négatives, notamment chez le nourrisson de moins de 3 mois dont la température n’est pas encore bien régulée. Elle peut notamment provoquer des convulsions très impressionnantes, qui nécessitent l’appel d’un médecin en urgence. Si la température atteint 38 °C, il est donc temps d’agir et de faire tomber la fièvre avec de l’aspirine ou du paracétamol. Il faut découvrir le nourrisson, et si la fièvre continue de monter, lui donner un bain à 1 ou 2 degrés de moins que sa température. La fièvre provoque également une déshydratation et il est important de donner fréquemment de l’eau au bébé. La fièvre, même peu élevée, indique toujours la présence d’une maladie et il est indispensable d’appeler le médecin dans tous les cas.

* Le sommeil : précieux pour bébé… et ses parents.

Au cours de la grossesse, le bébé gérait lui-même l’heure des repas et ses temps de sommeil. A la naissance, il lui faut environ 3 mois pour s’adapter à un nouveau rythme. Il est donc parfaitement normal qu’il se réveille fréquemment. Avant 3 mois, les pleurs d’un nourrisson en pleine nuit signifient presque toujours qu’il a faim. Si une tétée ne suffit pas, il « couve » peut-être quelque-chose et il faut prendre sa température. A partir de 9 mois, le nourrisson connaît ses premiers cauchemars. Les troubles du sommeil sont cependant très rares chez le bébé et souvent liés à un contexte familial stressant. Lui assurer un moment calme avant le coucher est bien souvent le meilleur moyen d’éviter des nuits agitées.

 

Source : Info Santé mai 2002 (disponible chez votre pharmacien)

Info Santé est édité par le Groupe Impact Médecin

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Rédacteur en chef : Didier Laurens