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SOIN QUOTIDIEN

 

Le visage

 

 

 

* Faut-il utiliser une crème de jour, de nuit ou les deux ?

 

La crème dite de jour est une émulsion qui va être appliquée tous les matins : elle doit assurer la protection de la peau face aux agressions de la vie courante (variations de température, pollution), maintenir son hydratation optimale et éventuellement aider à corriger certains défauts (crèmes antirides, hydratantes, anti-acné, etc.). Elle doit être invisible et permettre le maquillage. Elle s’applique quotidiennement sur la peau propre, sur le visage et le cou, à tout âge et pour tous les types de peaux, qu’il y ait ou non maquillage ensuite.

 

La crème de nuit sera surtout, la plupart du temps, une crème correctrice. Son emploi n’est pas obligatoire, excepté pour les peaux sèches qui ont besoin d’un apport d’hydratant biquotidien, ou systématique dès la ménopause.

 

La chronobiologie de la peau n’est pas bien connue. Ce que l’on peut dire actuellement c’est que l’activité cellulaire est plus intense la nuit, d’où la qualification, pour certains, de crèmes de nuit « nutritives », riches en principes actifs cosmétiques. Parfois, ces crèmes sont grasses au toucher, contenant des actifs hydratants et/ou antivieillissement afin d’avoir un effet correcteur et réparateur. A l’opposé, la cause la mieux connue d’agression et de vieillissement de la peau étant le soleil, les crèmes de jour tendent à être protectrices soit directement grâce à la présence de filtres solaires, soit indirectement par l’emploi de substances antiradicalaires, dont la plus connue est la vitamine E.

 

* Comment choisir une crème ?

 

Le choix des crèmes dépend du type de peau… Les différents types de peau peuvent être mis en parallèle avec les âges de la femme.

 

La peau normale n’est ni grasse ni sèche et correspond à celle d’un enfant sain juste à la puberté ; peau fine, lisse avec un grain de peau serré, un teint lumineux, elle est douce au toucher et ne tire pas.

 

La peau grasse apparaît à la puberté et continue d’être présente à l’âge adulte. Elle correspond à une augmentation de sécrétion de sébum ; son aspect est luisant, elle brille et ses pores sont visibles, dilatés surtout sur les régions médianes du visage (nez). Elle est confortable et semble résistante ; elle vieillira moins vite qu’une peau sèche. Cependant, elle est mal vécue car son aspect luisant fait sale ; le maquillage adhère mal et vire. Elle a une fragilité relative et souvent l’abus de produits décapants va conduire à une peau grasse déshydratée et irritée. De plus, l’excès de sébum est un des facteurs importants de l’acné et jouerait un rôle dans les pathologies affichantes telle la dermite séborrhéique.

 

La peau sèche est terne et mate avec un grain fin ; parfois elle est rêche, plus ou moins rugueuse et desquamante ; elle est fragile et peu confortable, elle « tire », manque de sébum et nécessite l’utilisation de crème pour retrouver son confort. Elle peut-être constitutionnellement sèche et le rester toute la vie, ou devenir secondairement sèche. En effet, certaines peaux sèches sont secondaires à des agressions climatiques ou cosmétiques (décapants), tandis que d’autres sont la rançon de déficits hormonaux, en particulier liés au vieillissement.

 

La peau mixte est fréquente vers 25 ans : la région médiane du visage (front, nez et menton) est grasse, alors que les faces latérales sont volontiers sèches.

 

La peau intolérante ou très sensible est fréquente chez les femmes de 30 à 40 ans et sera envisagée à part, de même que la peau vieillissante, autour de la ménopause.

 

Quant à la déshydratation cutanée, elle peut intervenir sur tout type de peau et s’accentuer particulièrement après la ménopause.

 

En pratique, il convient d’abord d’identifier ces différents types de peau ; en effet, il est fréquent qu’une femme dise avoir une peau sèche alors qu’il s’agit d’une peau grasse déshydratée. Cette reconnaissance est importante car elle permet d’adapter la crème de soin au type de peau et de maintenir ou d’améliorer l’état de la peau. Un mauvais choix de cosmétique est source d’intolérance cutanée, d’irritation et parfois de pathologie (acné aux cosmétiques). Une fois reconnu le type de peu, il suffit de se fier aux produits proposés en tenant compte de l’âge dans les paramètres de choix. Par exemple, une peau sèche chez une femme jeune nécessitera surtout des hydratants alors que chez une femme ménopausée, elle sera améliorée par des crèmes qui contiennent des hydratants associés à des actifs nourrissants plus spécifiques du vieillissement.

 

* Le maquillage est-il nocif pour la peau ?

 

Les produits actuels bénéficient non seulement d’une innocuité certaine mais, en plus, ils peuvent contenir des actifs, tels certains agent hydratants.

 

Le maquillage, de par son effet couvrant, assure par ailleurs une certaine protection vis-à-vis des agressions, solaire par exemple. Il peut même aider en thérapeutique car le fait de masquer certaines lésions, acné ou angiome, permet de mieux les oublier.

 

* La peau s’habitue-t-elle à une crème ?

 

Une crème va d’abord entretenir la peau et l’hydrater et il n’y a aucun désavantage à utiliser toujours la même crème si elle convient. Pourquoi changer alors ?

 

Il est possible de changer parce que de nouveaux produits ou de nouvelles textures apparaissent sur le marché ou tout simplement parce que la peau évolue au cours de la vie, en particulier au cours des grandes étapes hormonales qui modifient la peau. De plus, il est agréable d’utiliser une crème plus épaisse et plus grasse, donc plus protectrice, en cas de froid desséchant et une émulsion légère, qui pénètre rapidement, en été.