<<< retour à la page d’accueil

 

 

 

SOIN QUOTIDIEN

 

L’acné

 

 

 

* Qu’est-ce que l’acné ? Quelle en est l’origine ?

 

L’acné est une affection cutanée qui peut survenir tant que les hormones sexuelles sont sécrétées. Son piège est le follicule pilosébacé, qui associe une glande sébacée et un follicule pileux. La densité des follicules pilosébacés est différente selon les régions du corps, maximale au niveau de la tête et du thorax, nulle au niveau des paumes et plantes.

 

Cette affection résulte de l’association de trois facteurs : hyperséborrhée, dyskératose folliculaire et prolifération de Propionibacterium acnes.

 

Pour les filles, la semaine qui précède les règles est généralement marquée par une poussée d'acné. Un phénomène qui persiste parfois à l'âge adulte ou se déplace dans le cycle pour apparaître au moment de l'ovulation.

Une alimentation trop grasse et trop sucrée a sans doute une influence, il est donc recommandé de se nourrir de manière équilibrée sans abus de chocolat et de charcuteries.

Le stress, l'anxiété, les situations de dépression peuvent être à l'origine de poussées acnéiques.

Le soleil. S'il semble dans un premier temps sécher les boutons, il provoque ensuite leur recrudescence, trois à quatre semaines après. Le soleil épaississant la peau, il augmente le phénomène de rétention des cellules.

Certains médicaments et notamment certaines pilules contraceptives entraînent l'apparition de boutons d'acné particulièrement pustuleux mais non précédés de comédons.

Certains vêtements, notamment ceux ayant des cols montants ou durs peuvent entraîner la naissance d'acné en raison du frottement continu sur la peau.

 

* Explication scientifique : un hyperfonctionnement.

 

L'acné est le résultat visible du mauvais fonctionnement de l'ensemble que forme la glande sébacée et le poil : le follicule pilo-sébacé.

Les glandes sébacées, toujours associées à un poil, ont pour fonction de sécréter des lipides pour composer le film hydrolipidique qui permet à la peau de garder sa souplesse et qui la protège, en surface, des agressions chimiques en assurant son étanchéité. Ces glandes se répartissent un peu partout sur le corps mais sont particulièrement nombreuses sur le visage. Sous l'effet des hormones sexuelles, dans la période pubertaire, les glandes sébacées produisent un excès de sébum qui est évacué vers l'extérieur par un canal qui abrite naturellement des bactéries. Lorsque celles-ci se multiplient, elles transforment un des composants du sébum en acides gras qui deviennent irritants pour la peau. Parallèlement, toujours à la puberté, la couche cornée de la peau s'épaissit et les cellules qui composent le follicule pilo-sébacé se renouvellent trop vite et se collent les unes aux autres, empêchant l'élimination des cellules mortes. Prises au piège du sébum, elles forment un véritable bouchon dans le canal. Le sébum, qui ne peut plus s'évacuer, forme de minuscules grains blanchâtres sous la peau, ce sont des comédons fermés. Selon les cas, ils restent ainsi sous la peau ou s'éliminent naturellement, mais ils peuvent s'ouvrir devenant ce que l'on appelle communément les points noirs. Un grand nombre d'entre eux contiennent des bactéries venues du follicule pilo-sébacé, celles-ci se développant particulièrement vers 10/12 ans pour atteindre un taux maximal entre 15 et 20 ans. Sous l'effet de la quantité excessive de sébum, ces bactéries grossissent, prolifèrent et produisent des substances irritantes qui provoquent la rupture des comédons et leur inflammation. C'est ainsi que naissent les gros boutons rouges et douloureux de l'acné, appelés médicalement papules ou pustules.

 

* Comment traiter l’acné ?

 

Les traitements locaux.

Ce sont des crèmes, des gels, des lotions ou des masques. Leur action est d'éliminer les boutons existants et de ralentir l'apparition des points noirs et des microkystes graisseux. Selon les cas, certaines crèmes seront prescrites seules ou en association pour une plus grande efficacité. Votre adolescent peut trouver quelques produits en parapharmacie mais leur efficacité est très variable. Les préparations sur ordonnance donnent souvent de meilleurs résultats. La plupart de ces produits ont des effets irritants et asséchants, il est donc recommandé de les utiliser en petite quantité, plutôt le soir, et de mettre une crème hydratante le matin. De plus, il ne faut pas exposer son visage au soleil en cours de traitement.

Les crèmes à base de rétinoïdes, dérivés de la vitamine A acide, sont actifs sur les microkystes et ont des effets anti-inflammatoires. Certaines peaux ne les supportent pas immédiatement et on peut constater en début d'utilisation une légère et passagère aggravation de l'acné. Les crèmes à base d'adapalène dont la molécule est proche des rétinoïdes sont souvent mieux tolérées. Les préparations à base de peroxyde de benzoyde sont avant tout des anti-inflammatoires et ont peu d'effets sur les causes de l'acné. Les crèmes aux acides de fruits, bien que considérées comme des cosmétiques, agissent sur les comédons et les microkystes de petite taille.

Le médecin peut encore prescrire en complément des antibiotiques locaux afin d'éliminer les bactéries. L'effet antiseptique peut aussi être obtenu par des masques à l'argile verte. On les trouve prêts à l'emploi chez certaines marques de cosmétiques mais ils peuvent aussi se préparer avec une argile en poudre achetée dans une boutique de produits naturels et que l'on dilue dans l'eau.

Derniers nés en matière de traitement des peaux grasses, les patchs. Ils se collent sur les zones où les points noirs sont les plus denses ou sur les boutons en formation. Après un temps de pose, les points noirs adhèrent au patch lorsqu'on le retire.

Les traitements généraux.

Certaines pilules contraceptives qui associent aux oestrogènes de l'acétate de cyprotérone agissent sur l'acné. En modifiant le fonctionnement de l'ovaire, elles réduisent la sécrétion de l'hormone mâle responsable de la sécrétion de sébum au niveau de la peau. Elles ont cependant le désagrément d'entraîner parfois une prise de poids. Les autres pilules n'ont, malheureusement, pas d'efficacité sur l'acné.

Une autre molécule, l'isotrétinoïne, a des résultats plus intéressants avec un taux de réussite à plus de 80 % pour un traitement sur six mois. Dérivée de la vitamine A, elle agit sur la quantité de sébum produite et réduit l'hyperkératinisation et l'inflammation. Un nettoyage de peau est indispensable au début du traitement afin d'éviter une recrudescence de l'acné. Dès la fin du premier mois de traitement, vous constaterez une amélioration de l'état de la peau de votre adolescent, ses boutons rouges diminuent et sa peau devient plus claire. Quelques mois plus tard, ce sont les microkystes et les comédons qui s'atténuent. Mais attention, ce traitement réservé aux formes les plus sévères a des effets secondaires comme le dessèchement de la peau, l'apparition de migraines et l'augmentation des graisses dans le sang. Il exige avant toute prescription un bilan biologique. De plus, il doit être associé à une contraception à cause des risques de malformations foetales en cas de grossesse.

Et l'homéopathie ?

Le traitement requiert la consultation d'un médecin homéopathe. Il tiendra compte des lésions (points noirs, boutons plus ou moins rouges et plus ou moins pustuleux), de leur localisation, de leurs effets (si elles provoquent ou non des démangeaisons ou si elles suppurent) et du portrait homéopathique de l'adolescent établi sur son physique, son caractère et ses réactions face aux contraintes quotidiennes. La phytothérapie peut aussi être d'une certaine efficacité sur une acné légère.

 

Source : Médisite